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- Dans le projet Nord Grande-Terre …:
- Selon une éthique …...
- Un modèle …:
- La conservation dans la modernité …...
- Occupation :
- L'assistance aux candidats…...
- A mettre en valeur.
B . Illustration de l'ECO-VILLAGE.
C . Formules envisageables pour la réalisation d'un tel projet
- Première formule: la création d'un village neuf.
- Deuxième formule: la transformation d'un village existant
- La localisation, le choix du village.
- Acquisition, accommodements, modalités.
- Choix et installation des candidats.
- Les transformations et créations.
E . Capacités touristiques du projet.
- Comment les financiers voient l’écotourisme ?
- Stratégies de financement :
- Viabilité économique et financière du projet :
- Des moyens financiers nécessaires conséquents:
- Les aides apportées aux candidats :
- La gestion du foncier dans le village.
L'ECO-VILLAGE envisagé dans ce dossier est un village traditionnel où l'habitat, les infrastructures, les activités et les comportements respectent au maximum les cultures traditionnelles et les principes écologiques, le concept écotouristique, l'authenticité , la Qualité , et l'Éthique. Un cahier des charges strict sera à la base des projets collectifs et individuels. Comme il se veut aussi être un éco-musée vivant , il devrait créer ou renforcer une dynamique de conservation des traditions .
Il s'intègre au projet global de revitalisation de Nord Grande-Terre ( et pourrait devenir un modèle de réhabilitation d'un zone défavorisée ) . Pour cela , il doit travailler avec les groupements et associations locales pour leur permettre de concrétiser leur espérances en les plongeant dans un milieu économiquement favorable. Il serait favorisé par la volonté politique de recentrer une partie de la clientèle surabondante de certaines zones naturelles sur-fréquentées ( chutes du Carbet , …) et qui laissent peu de ressources à la destination
Zone Franche ?
L'architecture conservatrice de l'habitat ( cases, maisons familiales, exploitations agricoles, petites entreprises artisanales, autres bâtiments privés et/ou collectifs, ancien habitat traditionnel "musées", ...) et de la charpente du village doit respecter les caractères traditionnels et authentique de leurs modèles .
Les infrastructures privées et/ou collectives (alimentation et collecte des eaux, épuration, approvisionnement énergétique, ...) doivent répondre aux normes traditionnels et écologiques les plus respectueuses, pour tous les aspects généralement rencontrés dans la conception, la construction et la gestion de ces secteurs.
Les activités conduites au sein de l'ECO-VILLAGE sont des applications des principes respectueux de l'environnement, du traditionnel et du naturel ( guidage, animations, agriculture, élevages, productions artisanales, gestion des ressources, économie d'énergie, gestion des déchets, ...). Les comportements obéissent pareillement à ces principes (mode de vie au quotidien, état d'esprit, ...).
Ajoutons à ces principes fondamentaux: l'exemplarité (expérience pilote pouvant être reproduite ailleurs , Caraïbe… ), alliée avec un objectif touristique (vitrine vivante).
Il s'agit bien de démontrer la faisabilité, les avantages et l'agrément de vie en accord avec les principes écologiques, et de suggérer par l'exemple sa transposition partout où de bonnes volontés souhaiteront œuvrer au même objectif. Que ce soient des initiatives individuelles, unitaires, enclavées au sein de communautés non réceptives structurellement à cette nouvelle orientation, ou au contraire des projets regroupant plusieurs foyers , des associations, tous constateront la faisabilité, les avantages et les agréments de ces idées.
Les candidats qui viendront en visiteurs, touristes, chercheurs,...pourront se trouver intéressés par l'acquisition d'une habitation neuve conçue selon les principes écologiques et trouveront des exemples vivants de ces réalisations. Ceux qui par contre désirent transformer leur cadre de vie habituel, trouveront également plusieurs modèles ainsi que de multiples idées. Les uns comme les autres, même si leurs projets individuels ne peuvent s'inscrire dans un ensemble coordonné au sein d'un village ou d'un quartier, constateront néanmoins les apports positifs de cette possible synergie.
Si ce projet prône également la conservation de tous les aspects pratiques
de la modernité, des commodités, des techniques, cela se fera dans la mesure où ces avantages de la vie dans le monde actuel n'auraient pas d'impact sur "l'aspect visuel" par rapport à l'objectif ÉCOMUSÉE , moyennant leur adaptation via une conception et une utilisation dans l'esprit du village traditionnel. Il n'est pas question ici d'un retour à une économie et un style de vie antiques voire marginales, mais ce lieu sera , par son animation, un théâtre où l'on pourra retrouver ses racines .
De même, il n'est pas question d'imaginer ce projet comme un milieu fermé, autarcique, voire sectaire ou intégriste. Il s'agit d'un petit village traditionnel, avec ses composantes économiques et sociales habituelles, mais dont l'orientation, la forme et les méthodes répondent à des normes positives pour l'environnement et la qualité d'une vie saine. Il est évident que les mentalités des habitants d'un tel village se verront sensiblement transformées par cette orientation particulière, mais les caractéristiques habituelles constituant le milieu rural y seront conservées.
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Pour le décor général, il suffit d'imaginer n'importe quelle petite communauté rurale traditionnelle: un petit village, regroupant et récupérant entre autres les différents types d'habitats animés qui ont meublé la Guadeloupe au cours de son histoire ( Rues cases nègre, Essentes, Structures en gaulette, Structures en palme, etc … )
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Ce type de village est généralement constitué d'un habitat regroupé en noyau autour d'un pôle attractif (place, église, ...). Il comprend entre cinquante et cent habitations . Il lui reste éventuellement quelques commerces de proximités, des lieux de rencontre, l'une ou l'autre petite entreprise, trois ou quatre exploitations agricoles en activités. Il y a des terres cultivables et/ou propices à l'élevage à l'extérieur immédiat du noyau d'habitat. Il existe des infrastructures collectives (électricité, eau, câbles, collecte des eaux,...) mais on se trouve légèrement déporté du réseau routier.
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Là s'arrête la similitude d'apparence entre notre projet et ce décor traditionnel. Des transformations fondamentales vont modifier radicalement celui-ci à de nombreux niveaux.
L'habitat comprend tous les immeubles du domaine: maisons et bâtiments d'entreprises, bâtiments d'utilité collective,... Les habitations sont importées, conçues ou transformées de façon à être en accord avec les exigences du projet. C'est à dire, dans la plus grande mesure possible:
- Matériaux de construction traditionnelles (bois, terre, pierre, métaux, recouvrements, traitements, systèmes électriques,...)
- Méthodes de construction écologiques (soins dans le choix, la préparation et le traitement des matériaux, leur utilisation synergique,...)
- Architecture saine (intégration harmonieuse dans le cadre environnant, aspect visuel, homogénéité des styles, ...)
- Optimisation des principes permettant l'utilisation des énergies propres et renouvelables (solaire,...)
- Optimisation de l'épargne ou récupération énergétique (isolation thermique, récupération de l'eau de pluie, gestion des déchets ménagers,...)
- Intégration fonctionnelle avec le voisinage (partage d'annexes, garages, ateliers, systèmes d'assainissement, de récupération et redistribution de ressources ou d'énergie,...)
- Financements obéissants aux exigences morales et écologiques pour la provenance et l'élaboration des systèmes utilisés
- ...
Il existe déjà sur le marché un vaste choix d'idées et de matériaux permettant l'application de ce qui précède. La qualité de vie (bien-être, santé, ambiance, satisfaction,...) ainsi que les économies d'énergies obtenues dans de telles applications ne sont plus à démontrer. Le regroupement et surtout les interactivités de ces formules d'habitats ne peuvent qu'accroître ces bénéfices.
Au niveau d'un village, différentes infrastructures servent de ciment pour l'organisation économique et sociale. Nous regroupons ici les locaux collectifs( Écoles, lieux de culte, de rencontre, sportifs ou festifs,...), les bâtiments d'entreprises (entrepôts, ateliers, services pour collectivités, centrales d'énergie, ...), ainsi que les voiries et l'épuration collective, la distribution d'eau, d'électricité, les télécommunications, ...
La plupart de ces infrastructures seront adaptées pour correspondre à l'orientation du projet, aussi bien au niveau des matériaux que dans leur conception et leur gestion. Pour le reste: les voiries (conception, entretien,...), la récupération des eaux, l'épuration individuelle et collective, la distribution d'eau de consommation, la récupération et potabilisation ( ? ) des eaux de pluie et/ou de sources, les productions et/ou récupérations énergétiques locales (électricité...), les apports énergétiques extérieurs (ligne électrique, autres,...), les télécommunications (câblages,...), la gestion des déchets (recyclage, transformation, mise en décharge, destruction,...),... il convient d'appliquer les principes les plus écologiques, naturels et rationnels possibles.
Par exemple:
- Pour l'entretien des abords de voiries, talus, plantations: respecter les cycles naturels, utiliser des outils ou produits non destructeurs, récupérer la matière pour le compostage, ...
- Pour les déchets ménagers: production minimale, recyclage maximal, déperdition énergétique optimisée.
- Pour les voiries, dans l'optique d'un développement touristique: gestion de la pénétration des véhicules, leur localisation sur des aires de parcages extérieures.
- Pour l'eau de distribution: pas d'artifice physico-chimique inutile, distribution efficace par des canalisations neutres et en bon état, utilisation des sources locales, récupération des eaux de pluies, ...
- Pour l'électricité: productions alternatives, éolienne, solaire, hydroélectricité, méthanisation,...
- ...
Les formules de transformation et de gestion des infrastructures sont pour ainsi dire illimitées en nombre et en adaptation. Il est inutile de multiplier les exemples dans le détail car ceux-ci devront forcément être adaptés spécifiquement aux caractéristiques, aux besoins et à l'évolution du village. Retenons seulement la nécessité de conserver l'esprit du projet pour toutes les phases de constructions, d'adaptation, d'organisation et de gestion de ces infrastructures.
De nos jours, à l'exception des exploitations et de quelques derniers petits commerces ou petites entreprises familiales, les villages ne sont plus les lieux de travail de leur population. Il y a bien quelques cas de revitalisation de village grâce à des initiatives de reconversion, le plus souvent axée vers le tourisme. Ces reconversions, souvent partielles, permettent à quelques foyers de pratiquer des activités rentables en exploitant un aspect touristique particulier (vente d'une spécialité, hébergement, restauration,...). Mais, en règle générale, au moins une personne par foyer est obligée de chercher un travail à l'extérieur du village. Beaucoup de lieux deviennent de véritables villages dortoirs, vides d'activités. L'étape suivante est leur transformation en lieu de villégiature, en village de vacances pour une population vivant et travaillant à l'extérieur dans des centres urbains.
Dans le projet d'éco-village, même si rien n'interdit aux habitants de rechercher une activité professionnelle à l'extérieur du village, (surtout durant la phase de lancement), il est fort possible de développer petit à petit une multitude d'activités internes capables de fournir des recettes suffisantes et même confortables à la population locale (voire pour des travailleurs extérieurs). Ces activités seront principalement au service d'un tourisme intégré (voir plus loin la description de cet aspect de première importance dans le projet).
De plus certains corps de métiers spectaculaires pourraient prendre place à l'intérieur de l'éco-village , même si les produits sont destinés à être écoulés à l'extérieur . Le village pourrait même leur être une bonne vitrine.
Comme pour l'habitat et les infrastructures formant le cadre physique du village, les différentes activités (professionnelles, privées, de loisirs,...) doivent être pratiquées dans l'esprit du projet. C'est à dire, pour toutes les actions quotidiennes nécessaires et/ou de loisirs, il faudra veiller à concevoir et à utiliser des matériaux écologiques, des techniques non agressives pour l'environnement, des énergies propres, à promouvoir les économies d'énergie,...
Quelques exemples:
- Au sein des exploitations agricoles ou au niveau des particuliers adeptes du jardinage, les techniques utilisées seront celles de la culture biologique.
- Les éleveurs pratiqueront un engraissement naturel de leurs cheptels.
- Les commerçants proposeront les produits naturels locaux, préféreront les filières courtes, les produits extérieurs, ou d'importation, seront issus de l'agriculture biologique ou de l'artisanat ou de l'industrie garantissant une production respectueuse de l'environnement et des êtres.
- Un boulanger pâtissier utilisera des produits biologiques, et des techniques artisanales.
- Un restaurateur proposera des produits de culture biologique, d'élevage naturel ou de chasse et pêche respectueuse des réglementations en vigueur.
- Un artisan producteur de biens quelconques utilisera des techniques et des énergies propres, neutralisera sa pollution éventuelle, livrera un produit écologiquement correct.
- L'enseignement (s'il y a par exemple une école primaire au village), portera également sur l'apprentissage des traditions et de l'écologie, des techniques respectueuses de l'environnement,...
- Le personnel chargé de l'entretien des infrastructures collectives utilisera des outils, des produits, des techniques propres.
- L'organisation des services sera optimisée, tels que les déplacements extérieurs, des achats groupés, des travaux coordonnés,...
- Pour les activités professionnelles et autres qui, apparemment, n'auraient que peu de rapport avec l'esprit du projet, les personnes veilleront toujours à utiliser des matériaux et des techniques recommandés par le souci permanent porté pour la qualité de l'environnement et la santé des personnes.
- ...
La liste est interminable, adaptable, modifiable en fonction des caractéristiques locales et de l'évolution du projet.
En résumé, les productions locales de biens consommables, de biens matériels utiles, de services divers,... devront répondre aux critères écologiques, biologiques et moraux prônés par le projet. Les actes et les choix posés pour les multiples besoins professionnels ou privés devront pareillement répondre aux mêmes critères.
L'éco-village
se voulant aussi être un écomusée , la circulation de véhicule y sera interdite
. Les personnes y œuvrant et l'animant seront en costume, et il sera souhaitable
que les visiteurs soient aussi costumés . Cette pratique peu paraître lourde
, mais rien ne dépare plus qu'un groupe en tenue de touriste . Costumés simplement,
ils se sentiront intégrés et offriront une image tout à fait différente du site
. Cette pratique est tout à fait possible et déjà appliquée dans de très grands
sites . Une équipe d'animation permanente se trouvera saupoudrée sur le site
, rendant plus vraisemblable et plus conviviale le site . On peut penser à:
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Plusieurs formules sont envisageables pour la concrétisation du projet. Chacune a ses avantages et ses défauts. Le choix dépendra notamment des opportunités qui se présenteront ainsi que du type précis d'orientation apporté au projet.
- Première formule: la création d'un village neuf.
- Deuxième formule: la transformation d'un village existant
1. Première formule: la création d'un village neuf.
Cette formule consiste en :
- Acquisition d'une vaste zone inhabitée. Quelques critères de choix: L'accès à l'eau, des terres cultivables et des forêts, un isolement raisonnable par rapport à d'autres villages et centres urbains, absence de défigurations locales et/ou proches (autoroute, lignes HT, ...), absence d'infrastructures tapageuses locales et/ou proches (centrale thermique, zoning industriel, ...), situation normale au point de vue climatique, altitude,..., pas d'antécédents écologiques catastrophiques sur le site, ...
- Implantation d'un habitat et création des infrastructures de base de façon à imiter la structure d'un petit village traditionnel. Cette étape fait appel directement aux matériaux et aux techniques en adéquation avec la philosophie du projet.
- Installation de familles désirant exploiter la méthode de vie proposée par la philosophie du projet.
- Gestion de l'ensemble, dès l'origine, selon la philosophie du projet.
Cette première formule présente l'énorme avantage de démarrer le projet au niveau zéro. Tout est à construire, la zone est vierge d'antécédents négatifs, les erreurs conceptuelles habituelles peuvent être évitées. La situation idéale, au niveau de l'habitat, des infrastructures, de la gestion de l'ensemble, peut être atteinte assez rapidement, sans passer par des étapes conflictuelles, sans devoir concéder de trop importants compromis. L'extension géographique ultérieure du village doit être planifiée , mais ne devrait pas poser de problème . Le départ peut se faire sur une petite surface .
Une telle réalisation est parfaitement possible car tous les ingrédients existent déjà, il suffit de les réunir au volume d'un village: le foncier, les matériaux, les techniques, les formules de gestion, les candidats humains.. Et comme la coutume guadeloupéenne a été le décasage , il sera possible d'aller jusqu'à l'importation dans le village de maisons anciennes , qui deviendra un conservatoire de l'habitat traditionnel .
Mais cette première formule présente également quelques désavantages.
Si elle semble simple, elle risque aussi de paraître beaucoup trop artificielle. Les villages conçus de cette manière, comme des villages de vacances, montrent qu'ils ne sont guère propices à l'apparition d'un ciment social capable de soutenir à long terme la philosophie d'un projet commun. Ils sont utilitaires, temporaires, sans finalités de vie commune au sens complet et durable, bref,... ils sont artificiels. Notre projet, bâti selon cette formule, pourrait certes devenir une belle vitrine de ce qu'il est possible de faire dans l'esprit écologique, mais serait-il simplement viable? En effet, cette artificialité pourrait entraver des notions essentielles telles que le plaisir de vivre, de travailler ensemble, la convivialité au sein d'une communauté figée, sans histoire ni tradition locale.
Autre désavantage de cette formule, découlant directement de son artificialité: son insuffisance éducative. L'un des buts de ce projet est notamment de démontrer qu'il est possible, agréable et rentable, de vivre selon les principes écologiques, de façon individuelle mais surtout collective. Avec ce type de village comme exemple, la démonstration serait bien évidemment tronquée: le laboratoire pouvant être perçu comme trop parfait pour inciter les candidats à reproduire ce qui ne serait, transposé dans leur cadre de vie habituel, qu'une ébauche forcément imparfaite.
Par ailleurs, les problèmes liés aux transformations progressives, aux gestions modifiées, aux changements de techniques et de mentalités,... sont différents de ceux posés par une création pure et simple d'un nouveau cadre. C'est à ces problèmes de transformations que sont principalement confrontées les personnes souhaitant, à leur niveau particulier ou en petites collectivités, changer leur cadre de vie et leurs activités pour bénéficier des avantages offerts par ce nouvel esprit.
Cette deuxième formule est beaucoup plus complexe que la précédente. Même dans le meilleur des cas, le cadre est largement déficitaire écologiquement, à tous les points de vue. L'habitat existant n'est généralement pas conçu entièrement avec des matériaux écologiques, ni prévu pour y utiliser les techniques propres d'économie et de gestion des énergies. Les infrastructures collectives ignorent généralement ces mêmes soucis. Les activités classiques sont généralement pratiquées avec un souci minimum de la qualité de l'environnement, venant largement après la rentabilité économique et la simple facilité gratuite.
La transformation par le bétonnage ( de surcroît fait pour durer ) de l'habitat traditionnel offre aujourd'hui un aspect visuel s'éloignant souvent profondément de l'ancien habitat traditionnel que l'on souhaiterait retrouver, même s'il est toujours basé autour de la petite case qui est aujourd'hui irrécupérable .
Enfin, les mentalités sont souvent discordantes, voire réfractaires à cette nouvelle orientation collective.
Deux situations extrêmes peuvent se présenter.
- Soit le village existant est habité à son taux d'occupation maximum. Autrement dit, toutes les habitations sont occupées et il n'y a plus guère de possibilités d'implantation de nouvelles construction
- Soit le village existant connaît une grande désaffectation humaine (cas de certains villages en France notamment, désertés par leur population pour des raisons principalement économiques). Il peut même être totalement abandonné. Le plus souvent, la population locale est réduite, vieillissante, et il existe un grand nombre d'habitation vides, voire en ruine, et des infrastructures de base (route, distribution eau, électricité,...), en mauvais état.
Il y a évidemment des situations intermédiaires entre ces extrêmes, mais il apparaît assez rapidement que la meilleure localisation pour le projet sera un espace le plus vide et le plus neutre possible.
Dans le premier cas (village entièrement occupé), la transformation va connaître des difficultés probablement insurmontables. En particulier, le problème des mentalités réfractaires risque de signer irrémédiablement la faillite du projet. Même en imaginant un apport de capitaux tel que les transformations puissent être réalisées sans l'intervention financière des habitants, la nature humaine est telle qu'il ne faut pas compter sur une collaboration entière et efficace d'une population choisie arbitrairement. Obtenir un consensus général autour de l'idée du projet de la part d'une population désignée arbitrairement relève de l'impossible. Ne parlons même pas de la mobilisation concrète de ces personnes, et encore moins de leur participation financière. L'expérience démontre qu'imposer des idées, mêmes les meilleures, ne garanti aucunement la participation des personnes les plus directement visées. Il est nécessaire que celles-ci soient intégrées comme porteurs du projet.
Et aussi , pour avoir vécu dans un des sites les plus touristique de France , la fréquentation n'est pas forcement favorable à l'habitat de type résidence et devient vite une gène par rapport à l'intimité de la vie. Par contre , l'habitat professionnel en est plus que favorisé: c'est en effet une manne qui se présente .
Peut-être, avec un projet réussi servant d'exemple, serait-il possible plus tard de convaincre un quartier, puis un village entier, des avantages de cette orientation. Mais obtenir une adhésion d'emblée sans être confronté aux inévitables détracteurs relève de l'utopie. La mobilisation d'énergies supplémentaires pour contrecarrer les conflits d'opinion n'irait pas dans le sens d'une efficacité du projet.
Dans le cas du village désaffecté par sa population, en plus ou moins grande proportion, beaucoup de ces difficultés tombent.
Ainsi, obtenir un consensus général autour du projet sera nettement facilité. Un reste de population locale vouée à plus ou moins brève échéance à la disparition sera beaucoup plus réceptive à l'idée de revitalisation. Ce projet pourra même être fort bien accueilli par les autorités politiques locales pour qui cette opportunité est sans commune mesure avec d'éventuels projets économiques traditionnels, toujours aléatoires et souvent déstructurant pour le tissu socio-économique local.
Par ailleurs, si le village est pratiquement vide de population, cela signifie qu'il reste beaucoup de place pour accueillir des familles de candidats souhaitants participer en pleine volonté à la réalisation du projet. Des habitations vides à rénover, des infrastructures à transformer, des terrains à bâtir, des espaces cultivables ou propices pour l'installation d'entreprises propres,...
Dans cette formule, la méthode consistera à:
- obtenir le consensus et si possible la participation active des habitants
- acquisition de l'espace disponible
- transformation de celui-ci
- implantation d'une population complémentaire désirant participer activement au projet.
- gestion de l'ensemble selon la philosophie du projet
En résumé la formule qui sera finalement envisagée dépendra des opportunités qui s'offriront pour la concrétisation du projet, ainsi que de l'orientation que l'on voudra lui donner dès le départ.
Nous envisageons le cas du village non existant , mais dans une région connaissant un déficit plus ou moins important de sa population.
Critères variables pour la détermination du choix:
- village de petite taille, +/- 50 maisons individuelles, dont 3 ou 4 fermes; population possible entre 100 et 200 âmes dans un premier temps ( hors population touristique ) .
- un approvisionnement en eau , des terres cultivables, un isolement raisonnable par rapport à d'autres villages et centres urbains, absence de défigurations locales et/ou proches (autoroute, lignes HT,...), absence d'infrastructures tapageuses locales et/ou proches
- Sur le chemin des ressources d'intérêts basées sur un réseau patrimonial de propriété publique essentiellement constitué de vestiges des activités de production, de transport et de transformation de la canne à sucre et permettant de présenter des thèmes complémentaires autour de la canne .
Les possibilités de transformation des communes proches y sont donc très limitées. Par contre, la priorité de mise en œuvre sera donnée aux populations avoisinantes et l'implantation du village peut devenir un atout pour les alentours ( développement d'hébergements périphériques, etc … )
Pourquoi ne pas envisager une formule de repeuplement basée autour du projet éco-village?
Une prospection pour dénicher ce genre de site est nécessaire.
Une première condition pour l'installation du projet, après avoir posé le choix sur l'un ou l'autre site, est l'acceptation du projet par les autorités politiques de l'endroit , par les résidents voisins du village et par les propriétaires des immeubles et terrains (État, Commune, héritiers, étrangers,...).
Cette acceptation du principe, sauf obstination négative particulières tenant plus du réflexe que de la raison, ne devrait pas poser trop de problème. En effet, il est tentant de croire que les autorités politiques locales et les derniers habitants d'un village en voie difficulté, puissent être intéressés par une formule de revitalisation telle que celle-ci. Chaque intervenant, en définitive, trouverait des bénéfices dans une telle opération (que ce soit au niveau d'une nouvelle qualité de vie, ou même de l'enrichissement matériel à moyen et long terme).
La solution la plus simple serait évidemment l'achat du domaine dans sa totalité: achat des terrains, des propriétés habitées, inhabitées ou en ruines,... si cela n'était déjà fait .
Le propriétaire unique, l'organe de gestion porteur de projet, aurait alors toute liberté d'entreprendre les transformations souhaitées. Les autochtones s'il y en avait , ne seraient évidemment pas expropriés, sauf sur leur demande, mais intégrés au projet. Selon leurs souhaits de participation active, ils pourraient alors bénéficier de l'aide financière du gestionnaire pour la transformation de leur habitation et la réorientation de leur mode de vie (progressivement, grâce à l'exemple et l'émulation, ceux-là seront naturellement convertis et participeront comme les nouveaux installés ).
Il est néanmoins probable que l'acquisition des propriétés soit impossible, du moins dès le départ. Cette condition de facilité n'est heureusement pas nécessaire s'il est possible de passer des accords d'accommodement et de participation avec les propriétaires sur la mise à disposition de terrains publics, ce qui contribuerait à baisser notablement le coût global du projet. Par contre, il serait fort souhaitable d'acquérir les terrains et les immeubles inexploités (et ce, si possible avant l'inévitable poussée de spéculation de propriétaires inintéressés par le projet mais flairant la bonne affaire).
De façon générale, il serait souhaitable d'obtenir, sinon l'entière propriété du domaine, au moins une formule de bail à long terme autorisant les transformations et le type d'exploitation prévue dans le projet.
La phase suivante peut alors débuter: l'installation de nouveaux candidats motivés par une participation active au projet. Parmi ceux qui se présenteront, un choix sera probablement nécessaire afin d'obtenir une diversité propice à l'installation d'une synergie optimale, garante de l'efficacité des actions entreprises, comme du climat social du village ainsi repeuplé.
Plusieurs types de contrats devront donc être passés:
- Contrats avec les autorités politiques locales et régionales.
- Contrats avec les différents propriétaires (habitants ou non) sur le site.
- Contrats avec les nouveaux candidats.
Ces contrats concernent:
- L'acceptation du projet et de son cahier des charges
- La garantie d'une totale liberté de réorganisation.
- Les formes d'achats, de concessions, de locations ou de baux des immeubles et terrains.
- Les formes de participations actives de chacun.
Cette partie, notamment la question importante de la sélection des personnes et familles souhaitant participer au projet peut s'avérer délicate.
Outre les personnes intégrées activement au sein du noyau porteur du projet, et qui souhaitent peut-être pour certaines d'entre-elles vivre et travailler sur le site, il sera nécessaire de recruter des candidats.
Sans doute les amateurs seront-ils nombreux. Beaucoup de personnes dans bien des pays souhaiteraient s'établir dans un tel environnement, surtout si elles peuvent compter sur des formules d'aide à l'installation qu'elles ne pourraient trouver ailleurs. Le problème se situera donc probablement plus au niveau du choix que du recrutement. Pour le bon fonctionnement du projet, il apparaît qu'au moins deux critères importants doivent présider à cette sélection.
Le premier est la diversité des capacités.
Outre les organisateurs gestionnaires capables de concevoir et de développer les réponses spécifiques aux besoins naissants, il serait utile de réunir dans un premier temps certains corps de métiers de base essentiels et qui ont pleinement leur place dans le projet, par exemple: plusieurs bio-agriculteurs, maraîchers et éleveurs, un boulanger, des artisans/bricoleurs polyvalents pouvant mettre la main en menuiserie, maçonnerie, mécanique, entretiens divers,...
Ensuite, au fur et à mesure du développement du projet, d'autres spécialités peuvent être accueillies, par exemple des apiculteurs, des commerciaux, des restaurateurs, des spécialistes en promotion touristique, des artisans divers, des entrepreneurs de plus grande envergure comme un fabricant de maison écologique,...
Mais, d'une manière générale, une caractéristique essentielle semble être la polyvalence des personnes. Inutile d'installer d'emblée 25 informaticiens de haut niveau s'il n'y a pas une seule personne capable de tailler un arbre fruitier ou de recevoir décemment un touriste étranger. Par contre, un informaticien capable d'accueillir des visiteurs étrangers, qui serait également apiculteur à ses heures, capable aussi de gérer une pension de famille, de cultiver un potager, et à l'occasion de donner ses conseils pour une meilleure exploitation des ressources locales,... serait une recrue de choix.
Trop de producteurs d'un même produit ne serait pas propice au développement de synergies efficaces au sein de la communauté. S'il faut des ingénieurs capables de concevoir des projets viables, il faut aussi de bons bricoleurs capables de faire tourner les mécaniques les plus simples, de mettre la main à n'importe quel problème,... La possibilité que les mêmes personnes remplissent un grand nombre de capacités variées serait un grand bénéfice pour le projet.
Bien sûr, au fil du temps et de la viabilité du village dans sa forme souhaitée, il y aura théoriquement une place pour n'importe quelle spécificité, du boulanger au plombier, de l'aubergiste au maraîcher, du comptable au juriste,... Mais il y a malgré tout une nécessité d'une certaine polyvalence au sein de la population. Les places étant forcément limitées, il convient d'éviter un " étouffement " socio-économique qui ruinerait le projet à court terme.
Le second critère sera la participation du candidat.
Par participation, nous entendons tout ce qui constitue l'investissement du candidat pour son intégration personnelle au sein de la communauté villageoise ainsi que pour le développement de celle-ci. La qualité de son investissement mesure également ses motivations réelles à participer activement au projet.
Investissement signifie donc:
- Premièrement une participation financière (ou matérialisable d'une façon quelconque, apport de sa case , …) . Cette condition écarte les profiteurs et les opportunistes, ceux qui ne sont pas prêts à œuvrer pour la réussite du projet, mais qui sont uniquement motivés par une perspective de profit individuel.
- Deuxièmement des capacités individuelles en même temps que promesse de participation active aux projets qui seront développés collectivement.
Il sera nécessaire que le candidat corresponde positivement à une formule regroupant ces deux facettes de l'investissement.
Ainsi, une personne ayant un savoir-faire utile (comme un boulanger), mais qui ne serait pas disposée à participer financièrement à son installation, qui attendrait tout du pouvoir gestionnaire, qui viendrait travailler simplement comme un ouvrier indifférent aux soucis du projet,... n'a pas sa place au village. Une autre personne, disposant et usant de capitaux importants, qui ne souhaiterait habiter le village que comme dans un lieu de villégiature particulièrement serein, et qui serait également indifférente aux soucis du projet,... n'a pas non plus sa place au village.
Le candidat doit donc s'engager sur ces deux plans: participer au projet global par ses activités et par sa volonté plus ou moins rapidement réalisée d'autonomie, de propriété.
Cette phase a pour objet de transformer le site, selon ses caractéristiques locales, en quelque chose ressemblant à notre exemple décrit avant.
- Viabilisation du site
- Implantation de l'habitat et des infrastructures privées et collectives
- Implantation d'un habitat neuf répondant aux spécifications du projet
- Étude et mise en place de nouvelles formes d'approvisionnement énergétique
- Idem pour la gestion des déchets
- Développement, grâce au travail des nouveaux candidats, d'activités et de productions nouvelles (artisanat, animation, commerce, industrie propre, agriculture et élevage bio, alimentation biologique, hébergement, enseignement, et essentiellement les multiples facettes à finalité touristique,...)
Cette transformation progressive a pour objectif la construction de la vitrine du projet.
Le village devient un lieu de vie et de travail qui, grâce à ses caractéristiques particulières de développement, devient de plus en plus autonome par rapport à un village classique. Autonome ne signifiant pas replié sur lui même, au contraire, mais bien plutôt économe et suffisant à bien des égards. Il devient aussi une vitrine capable de générer un afflux touristique important. Ce tourisme étant par ailleurs un des principaux vecteurs de son autonomie et de son économie
Dès que la réalisation du projet atteint une structure minimale, l'exploitation touristique peut débuter. Cette structure minimale sera par exemple:
- la mise en place d'un début d'animation,
- quelques habitats exemplaires dans le cadre de la tradition et de la conservation,
- l'utilisation des matériaux et des techniques écologiques,
- quelques formes d'exploitations des ressources et de productions diverses toujours dans ce même esprit,
- quelques expériences significatives dans l'organisation,
- l'émergence d'un milieu de vie,...
Ensuite, avec le développement progressif des infrastructures et des activités au sein du village, cette exploitation touristique va se diversifier et peut s'étendre à l'infini. L'apport financier de cette exploitation touristique servant notamment au développement et à la finalisation du projet, en complément puis en substitution des autres formes de financements possibles.
Les attraits touristiques que pourra développer l'ECO-VILLAGE dépendront notamment de l'orientation des différents projets internes qui seront menés à bien, selon les besoins , selon ses caractéristiques propres. Néanmoins, il est possible d'en donner une orientation. Nous pensons déjà à :
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Au delà des attraits directs du village, le pôle régional que constitueront l'écomusée, le centre international de la canne, le rail, les restaurations de moulins et de distilleries acquerront une notoriété qui attirera clientèle en Guadeloupe .
Cet afflux touristique, même s'il devient important en volume, devra être orienté par et vers la finalité du projet. C'est-à-dire: les visiteurs seront attirés par la spécificité du village. Ils viendront chercher de l'information, des idées, des produits, des services,...voire l'apprentissage, ce qui n'exclut pas le plaisir, la détente, ou la simple curiosité. Ils ne viendront pas pour passer deux semaines dans une sorte de club sportif retranché dans un cadre de verdure, ou dans un village de vacance écologique,... mais pour visiter un éco-village.
A partir de cette orientation, il est d'ores et déjà possible de deviner quels seront les principaux services que les habitants pourront développer afin de satisfaire cette forme de tourisme et bénéficier en retour de son apport financier. Quelques exemples:
• Accueil et guidage
• Hébergement et restauration
• Muséographie , traditions
• Vente de toutes les productions locales (artisanat, produits de bouche plus ou moins élaborés et transformés,...)
• Autres commerces comme une librairie spécialisée dans tous ce qui concerne les domaines développés au village,
• Un détaillant proposant des articles conçus ailleurs dans le même esprit
• Des offres de services faites par des privés et entreprises locales (architectes, bâtisseurs, créateurs, concepteurs, centre de bien-être,...);
• Toute la publicité directe et indirecte qui peut être faite autour des matériaux, des produits et des techniques employés pour laréalisation du village.
• Idem en ce qui concerne les entreprises extérieures spécialisées qui participeront à l'élaboration du projet (habitat bio clé sur porte; systèmes d'épuration, de production d'énergie,...).
• L'information.Ce point est très important. Tous les concepts développés au village pourront être mis à disposition des visiteurs sous de multiples formes. Il est possible de concevoir différentes formules de transmission de cette information: simple visite d'habitats témoins, démonstration de techniques éprouvées, mise au point de fiches d'expériences, de dossiers, de banques de données, réalisation de conférences, d'ateliers, de stages d'apprentissage et de participation,... Les sujets peuvent être généraux et collectifs, ou encore très spécifiques à une activité pratiquée par un villageois. Ainsi, il est possible de montrer par l'exemple la faisabilité et la rentabilité de la récupération des eaux de pluies, de l'énergie solaire, du jardinage bio-dynamique, d'une gestion écologique des travaux de voiries,... Ou encore, un particulier peut présenter sa spécialité. Un apiculteur, outre les produits de ses ruches, peut donner des cours pratiques, des conférences sur l'utilisation des produits, sur l'utilité des abeilles pour la pollinisation,... Un phytothérapeute peut recevoir des clients intéressés par les soins par les plantes, peut donner des conférences, emmener un groupe herboriser dans la nature,...
En fait, l'idéal serait que le visiteur, simple curieux ou amateur convaincu de ce mode de vie plus respectueux de l'environnement, puisse trouver la démonstration de la faisabilité et de la rentabilité de cette orientation. Qu'il s'agisse de la simple production d'un produit particulier, ou d'une révolution plus complète de son mode de vie, il doit pouvoir trouver l'exemple et l'information pour une transposition éventuelle en d'autres lieux. Cet exemple et cette information doivent également servir des groupes ou communautés désireuses de reproduire ailleurs une forme ou une autre de cette organisation collective autour du thème écologique.
Nous pensons qu'autour d'un tel projet et suivant les capacités et l'imagination des participants, l'exploitation touristique peut devenir le principal vecteur économique du village. Cet aspect, cumulé avec les bénéfices des différentes auto-productions locales, ainsi que des économies d'énergies inhérentes au système de vie choisi, peut à terme garantir plus qu'une autosuffisance économique mais bientôt une confortable rentabilité pour les participants.
Les finalités du projet peuvent être résumées comme suit:
· Démontrer la faisabilité et la rentabilité d'une organisation et/ou d'une reconversion d'une zone défavorisée axée autour de la conservation des coutumes , des traditions, de systèmes doux pour l'environnement, du naturel, du souci du bien-être individuel collectif...
· Revitaliser une région, procurer une l'existence confortable à plusieurs familles, Création ou Développement d'entreprises internes et externes au village,...
· Offrir aux projets défavorisés un terrain hospitalier et favorable , et une assistance au fonctionnement .
· Permettre aux jeunes générations de vivre leur patrimoine historique et culturel .
· Offrir une vitrine des multiples possibilités et produits concevables au travers de ce mode de vie.
· Permettre, par l'exemple vivant, une prise de conscience de cette réalité culturelle et écologique par le monde extérieur qui est peu, pas, ou plus au fait de ces possibilités, sinon au travers d'informations souvent fragmentaires, anecdotiques, parfois contradictoires, voire complètement dénaturées par des groupes de pression dont les intérêts directs sont justement à l'opposé de ce qui est développé ici.
· Fournir, toujours par l'exemple et par tous les moyens d'informations adéquats, des modèles de reproductibilité pour les personnes et les groupes souhaitant s'engager activement dans cette voie.
· Que ce village prenne l'âme d'un vrai village, et qu'il déteigne en suscitant aussi des changements de comportement dans d'autres quartiers .A plus long terme, le village peut également devenir un excellent laboratoire pour plusieurs aspects d'importances comme:
• La santé physique ainsi que l'équilibre général des personnes ayant décidé de porter cette attention naturaliste à leur mode de vie, à leur alimentation, à leur environnement,... par rapport à la population extérieure. Aspect doublement intéressant en ce qui concerne les enfants nés et élevés dans ce milieu, leur développement physique et intellectuel,...
• L'évolution d'une collectivité vivant selon ce principe, au point de vue de sa stabilité, de ses mouvements internes, de son dynamisme,...
• L'évolution d'un environnement préservé, géré dans le souci de sa qualité. Ses transformations, ses répercutions sur lui même et en interaction avec la communauté humaine,...
L’industrie agricole se transforme au contact des grands marchés voisins , il faut donc des marchés de substitution. Le retour sur investissement est long et variable . Par contre , dans les pays où il est déjà développé, l’écotourisme est considéré comme un fort employeur, et parmi les plus grandes sources de revenus étrangers. De nombreux plans de financements sont disponibles , en particulier par des institutions internationales .
Nous sommes une application parfaite pour créer un marché de substitution !
De nombreuses sources de financement sont envisageables :
- Par les gouvernements
- Par les instances internationales ( financement à court terme )
- Par les fondations internationales de la nature, généralement donnés à des ONG
- Par donation des associations : bonnes ressources complémentaires surtout que tous les membres se sentent impliqués .
- Par un droit d’entrée dans les zones : Cela prouve au niveau politique la valeur des zones.
- Par la vente de souvenirs. Complémentaire mais bien perçu . Ces objets peuvent devenir des objets promotionnels pour la destination .
- Il existe des zones où il y a un tout petit pourcentage pour la conservation de l’environnement pour toutes les sommes qui sont versées par une carte bancaire: Visa , FNB , American Express veulent déjà ce partenariat
- Avances sur ventes : Dans les Maldives : les TO achètent à l’avance les chambres d’hôtels, ce qui permet d’avoir des disponibilités d’avanceFaut-il procéder au financement au coup par coup ou au financement global pour tout à la fois ? Les stratégies diversifiées sont les plus efficaces :2 à 3 sources : par exemple, financement par la communauté locale et par des ONG ; partage des responsabilités du financement entre secteur public et privé … . Les stratégies doivent refléter les besoins réels de financement . Les revenus doivent rejaillir sur la zone protégée , les régions protégées doivent répondre aux objectifs de rentabilité, et il faut auparavant répertorier les valeurs des ressources naturelles . Pour approcher le financement de l’écotourisme , il faut mettre en place des sites de rentabilité .
Nous sommes une application parfaite être un site de rentabilité !
Il faut étudier la viabilité du projet éco-village en tant que stratégie. Le plus important est la VIABILITÉ , car elle assurera la DURABILITÉ :
Il faut aussi une volonté politique de détourner une partie des flux de touristes de masse "non productifs" des milieux dans lesquels ils ne sont pas les bienvenus ( écosystèmes fragiles du Parc National de la Guadeloupe, Chutes du Carbet…). Avant la mise en place des ressources , il faudra des garanties que cette volonté existera toujours de la part des institutions politiques et touristiques régionales. Elle est la clé du succès et permettra un chiffrage réaliste du projet.
Les ressources doivent correspondre à la définition des marchés auxquels elles s’adressent : ne pas donner l'apparence du tourisme de masse, apporter l’attention à la qualité , sélectionner des composantes de service qui respectent l’image que la destination veut offrir , s’assurer que l’intérieur du village offre bien suffisamment de services et d’activités qui ravissent le touriste pour que ce service soit durable .
Le lancement du projet ainsi que les premières étapes de sa réalisation vont demander des investissements de développement .
Quelques pistes pour répondre à ce problème:
• Il est possible que le subventionnement d'un tel projet (en tout ou partie, pour le lancement ou pour certains aspects particuliers,...) puisse être réalisé par l'une ou l'autre instance officielle: Région, Département, Commune, Communauté, État où sera localisé le projet, Communauté Européenne, par l'un ou l'autre organisme à vocation culturelle, humaniste ou d'intérêt général, par une ou plusieurs associations œuvrant au profit de l'environnement,....
• Ces formes de subventionnement sont peut-être envisageables mais elles risquent de ligoter le projet par des conventions, des contraintes et des obligations qui ne cadreraient pas totalement avec l'esprit initial du projet. Sans compter les récupérations ou orientations téléguidées toujours possibles lorsque des décisions politiques président à l'octroi de subsides.
• Le mécénat. De nombreuses personnalités ou institutions disposant de capitaux immobilisés peuvent être intéressées par un tel projet (dans le monde du sport, des arts, du spectacle,...). De la même façon que ces personnes ou sociétés aident parfois l'une ou l'autre organisation humanitaire, peut-être seraient-elles disposées à participer financièrement à la réalisation de ce projet. Il est notable que de plus en plus de personnalités " riches et célèbres " portent une attention soutenue pour des causes environnementales. Déjà, à leur niveau, ces personnes consomment des produits naturels, biologiques, élaborés de façons respectueuses, et contribuent ainsi à soutenir ces secteurs. Peut-être souhaitent-ils passer à l'étape suivante, c'est-à-dire soutenir de manière participative des idées concrètes, par des investissements financiers et/ou une caution publicitaire.
• Le milieu des affaires, celui des investisseurs professionnels est plus délicat à toucher. Avec l'éco-village, il ne s'agit pas de monter une entreprise commerciale, même si à terme elle peut devenir largement rentable. Il s'agit de monter une opération pilote avec des participants acteurs du projet, non de simples employés rémunérés. Les investissements ne sont pas posés en attente de résultats à termes, ou de plus-values. Néanmoins, certains secteurs d'activités développés et promotionnés par l'éco-village peuvent devenir des marchés de plus grandes envergures. Il existe aussi des banques ayant une politique d'investissement orientée dans l'esprit du projet.
• L'apport personnel des familles désireuses de participer au projet et de s'implanter dans le village. Cet apport, décrit plus haut, doit exister, même s'il est minime par rapport à la masse financière nécessaire pour démarrer le projet.
• L'apport promotionnel. Les fabricants, producteurs, entrepreneurs, dispensateurs de services en rapport avec le projet seront sans doute intéressés de mettre à disposition leurs produits et leurs techniques soit gratuitement, soit à un tarif préférentiel. Leur publicité au travers de la vitrine de l'éco-village étant ainsi largement assurée.
Aucune piste n'est à négliger. Le démarrage du projet sera quant à lui tributaire de la garantie d'une mobilisation financière suffisante le moment venu.
La première aide sera l'apport d'un contexte favorable sur le plan de la fréquentation touristique et de l'environnement du village .
L'aspect financier de la participation ne doit pas être un obstacle pour les plus démuni, ni une facilité pour les nantis. Ce qui doit compter, c'est la présentation de la participation. Le but étant la réunion d'une population participante, consciente et responsable. Pour cela, il est nécessaire quel le candidat soit impliqué, imbriqué dans le système. Les habitants doivent devenir des propriétaires responsables, que ce soit de leur habitation, de leur fond de commerce, ou d'un capital d'expérience, ... et lutter pour conserver et faire grandir leurs acquis. Par ailleurs, dans l'éventualité d'un départ ultérieur, ces mêmes propriétaires disposeraient ainsi d'un élément concret réalisable par vente ou échange.
Toutes les formes de modalités concernant cette participation matérielle peuvent être envisagées, en même temps que les différentes formes d'aides que le gestionnaire pourra mettre à disposition selon ses possibilités.
Aide financière :
Le réseau de prêt bancaire classique n'est plus indulgent , surtout en Guadeloupe.
Faut-il compter dessus ?
· Le contexte économique favorable du village devait rendre plus confiant les prêteurs , et il faudra contracter globalement avec des partenaires financiers privilégiés (banques, etc …. ) qui s'engageront sur les financements pour peu qu'ils soient viables.
· Des projets personnels sont finançables autrement ( plans LEADER , ACCRE , etc … )
Ce qui est finançable :
- Le soutien aux économies locales ( élevage de bétail , fabrication d’artisanat ).
- La conservation du patrimoine
- La diminution des déchets , l’intégration du respect de l’environnement
- Les études d’impact.
- L'éducation et la sensibilisation du public Le projet de suivi de développement de l’écotourisme.
- Le projet Marketing.
- Le projet formation.
- L'outil de production.
- Le projet du bâti en fonction de la formule d'attribution du foncier ( achat , concession, bail …)
- Le l’hôtel 5 étoiles aux petites auberges
Principes de financement :
- Pour la Caraïbe , il est recommandé d’avoir un capital initial .
- Financement dans l’écotourisme .
- Pas dans des projets visant la spéculation .
Assistance aux projets personnels ou associatifs
Beaucoup de petits porteurs de projets ne sauront faire aboutir leurs projets parce qu'ils n'ont pas les capacités intellectuelles de mettre en place un prévisionnel, ou d'établir un dossier vis-à-vis des banques , etc … .
Or l'âme de ce village a sûrement besoin pour sa trame vivante de ces petits métiers, pour peu qu'ils soient viables ( S'ils ne le sont pas , certains qui ont place dans les métiers d'animation devraient peut-être en tirer une portion de leurs revenus )
Ce projet peut-être une façon de récupérer certains porteurs abandonnés par les institutions dans la mesure où leur projet pourrait trouver une place dans la philosophie du village, même si leurs produits sont destinés à être écoulés à l'extérieur. La fourniture d'un contexte et d'un emplacement peut leur être favorable.
Il faut de toutes façons pouvoir offrir aux plus démunis intellectuellement une assistance au montage de leur projets .
Assistance au fonctionnement:
Aide à la gestion :
Toujours pour ces petits porteurs de projets qui n'ont pas toute leur autonomie , Il sera mis en commun des moyens de gestions des différentes petites entreprises présentes sur le site et qui le souhaiterons ( comptable , juridique, surveillance, etc … ) .
Aide à la qualité :
Le village aura un responsable de la qualité ( professionnel ). Sa tâche sera de contrôler l'adéquation des structures, des occupants et des produits avec le cahier des charges , tout en proposant des améliorations constructives sur le plan des besoins et du fonctionnement collectif et individuel .
En effet, sur le plan individuel , bien des petits porteurs de projets ( et voyons les maintenant comme étant des opérateurs installés ) , n'ont pas conscience de la qualité qu'ils doivent proposer , de ce qu'il est possible de faire sans ou avec investissement ( en général, 95% des corrections ne demandent pas d'investissement ) , ni même de ce qu'est l'attente du touriste .
Ce poste est très important dans le système, car il aboutira à faire de l'éco-village une structure modèle la moins critiquée possible et la plus plaisante pour le visiteur .
De façon générale, il serait souhaitable d'obtenir, sinon l'entière propriété du domaine, au moins une formule de bail à long terme autorisant les transformations et le type d'exploitation prévue dans le projet.
A partir du moment où le foncier sera désigné et viabilisé pour l'établissement du programme , sous la responsabilité de l'opérateur nommé, nous proposons pour les candidats élus une mise à disposition des emplacements territoriaux ( nu ou construit ) dans le village correspondant au besoin du candidat , mais aussi de la communauté et du programme.
Les possibilités offertes peuvent être ( hiérarchisées selon notre préférence ) :
- Une concession d'exploitation pour une activité donnée avec bail ( solution que nous préférons), prêt, location , location différée …
- Une vente du terrain
On voit directement l'aide majeure que constituerait la mise à disposition valorisante d'un territoire publique et l'incidence qu'elle aurait sur le budget global du projet .
Les multiples détails techniques relatifs à toutes les facettes du projet au cours de sa concrétisation, ne devront être étudiés qu'après une première étape, nécessaire, qui déterminera la faisabilité préalable du projet. Pareillement pour ce qui concerne l'organisation interne au village, ainsi que les choix qui devront être posés tout au long du développement du projet. S'il n'est pas interdit d'imaginer dès à présent quelles pourraient être les formules de fonctionnement internes les plus adéquates, il est néanmoins nécessaire de répondre préalablement aux conditions suivantes.
- La constitution d'une équipe ou noyau porteur du projet.
- Des réflexions complémentaires permettant de définir un modèle théorique qu'il conviendra ensuite de concrétiser.
- Réunir un capital de départ, sous deux formes:
- un capital de fonctionnement
Celui-ci servira à couvrir les frais de fonctionnement de la cellule mettant au point le projet, depuis la conception jusqu'à l'installation concrète sur le terrain. Par définition, ce capital est mobilisé, employé et perdu, même si le projet ne peut se concrétiser. Il est constitué par la générosité de mécènes, de promoteurs, des institutions, des participants eux-mêmes.
- un capital d'accomplissement, de suivi
Ce capital est virtuel, du moins jusqu'aux premières phases de concrétisation du projet. Il ne sera éventuellement employé qu'à condition d'un démarrage effectif du projet (par ex. achats de terrains, de maisons,...), soit directement, soit comme fond de garantie pour des financements classiques. Sa constitution est la somme des accords participatifs de principes qui pourront être obtenus auprès de différents mécènes. Il n'a donc pas besoin d'exister concrètement tant que le projet ne démarre pas, il suffit d'avoir les accords qui pourront le constituer le moment venu.