La Guadeloupe au naturel

Faune particulière
de la Guadeloupe

Les mammifères - Les reptiles
Les oiseaux - Les dangereux

Les plus emblématiques
Le Pic de la Guadeloupe - Le Dysnaste Hercule
Le Racoon - Le Phasme - Le Ouassou
Le Murex feuille - la Mangouste

Introduction

La Guadeloupe, par la diversité de ses biotopes , est très riche en faune. Malgré tout, certaines espèces n'ont pas eu la vie belle ( elles ont été très chassées et le sont encore ) et ont souvent disparu.

Nous n'évoquerons pas ici la faune sous marine extrèmement riche en diversité. Soulignons tout de même que certaines espèces ont été ou sont encore surexploitée par la pêche cotière: lambis, langoustes, oursins.


Les mammifères

Rats noir, surmulots, animaux domestiques, racoons et mangoustes constituent l'essentiel de la faune mammifère terrestre. Ils ont pratiquement tous été introduits par l'homme. La mangouste originaire de l'Inde a été introduite pour chasser les rats en 1888 en Guadeloupe. Elle pullule maintenant dans et elle est le renard local. Pour le racoon , on ne sait pas exactement quelle est son origine , mais on pense qu'il a été apporté par les amérindiens. Les espèces originelles ( agouti, ... ) ont disparu sous la pression de la chasse.

On notera les vaches comme mammifère très présent en Guadeloupe , souvent au milieu des routes !

Les mammifères volants sont probablement arrivés par leurs propres moyens. Il y a 13 espèces de chauves souris qui fréquentent la Guadeloupe.

Il existe 28 sortes de mammifères marins, comprenant la baleine à bosses , le cachalot, les dauphins, etc. Le lamentin présent à l'origine de la découverte de la Guadeloupe à disparu . Sa réimplantation est un des axes prioritaire du Parc National de la Guadeloupe, mais pas à court terme. Il faut d'abord rétablir des conditions d'équilibre qui ont disparues, nettoyer certaines pollutions...

Le Zandoli

Les reptiles

De nombreux reptiles terrestres ou marins sont installés en Guadeloupe ( représentés par les lézards, serpents et tortues ). On les observe en mer, en rivière, dans les zones sèches , humides ou forestières , dans le sous-sol ou dans les arbres, et même dans les zones urbaines ou industrielles, jusque dans les maisons. Ils sont présents partout, sauf dans les airs.

De nombreuses superstitions ou croyances sont liées à certains reptiles ... alors , l'homme les tue sans raisons véritables. Economiquement , ils ne représentent rien par rapport aux poissons , aux oiseaux et aux mammifères. Et pourtant , certains d'entre eux sont en voie de disparition . Leur valeur viendra peut-être dans la contribution qu'ils apportent à l'économie écotouristique.

Les lézards ou sauriens : Les Geckos ( "Mabouyas" qui habitent dans les maisons et dont le nom vient d'un terme caraïbe " Mauvais Esprit") et les Iguanidés ( Anolis et Iguanes ) sont visibles dans toute la Guadeloupe et les dépendances. Les iguanes payent un lourd tribu face à l'automobile et aux mangoustes

Les grenouilles : 4 sortes de grenouilles peuplent la Guadeloupe. Deux ne vivent que sur notre île !

Les tortues

Il y a 10 espèces locales , sur 250 espèces tropicales. Il y a des tortues terrestres , palustre ( d'eau douce) et marines.

Originaires d'amérique centrale, les tortues terrestres , appelées Molokoïes ( testudo tabulata ), sont diurnes et omnivores à tendance herbivore. Elles mesurent de 20 à 60 cm. Dans toutes les îles où la mangouste a été introduite , elle est en voie de disparition.

Trois espèces de tortues palustres appelées aussi Molokoïes - on ne fait pas dans le détail - ( Chrysemys scripta elegans, Pelusios subniger et Chrysemys decussata strejneger) vivent en Guadeloupe , dont la dernière seulement à Marie-Galante. La tortue de Floride ( tortue peinte ou Pseudémys scripta scripta ) , carnivore, a été introduite récemment par le commerce des animaux d'agrément, mais elles sont depuis relachées en liberté parce qu'elle deviennent trop encombrantes.

Les tortues marines abondent dans les eaux tropicales. Cinq ou six espèces fréquentent habituellement les eaux des Petites Antilles. Leur migration et leur sens de l'orientation font penser aux oiseaux migrateurs. Certaines , comme la tortue Luth, migrent de la Guyane au Canada,en Norvège, en Russie, au Japon.

  • Dermochelyidae
    • Dermochelys coriacea, Tortue Luth
  • Cheloniidae
    • Eretmochelys imbricata, Caret
    • Chelonia mydas, Chélonée franche
    • Caretta caretta caretta, Caouanne
    • Lepidochelys olivacea, Chélonée olivâtre
    • Lepidochelys kempii, Chélonée de Kemp

D'après les données de la littérature et notamment Fretey (1988), les observations de Tortues marines en mer, ou de leurs pontes sur les côtes guadeloupéennes sont devenues très rares. Deux espèces semblent y pondre encore de façon relativement régulière, la Caret (ou Tortue imbriquée), et la Chélonée franche (ou Tortue verte). La Tortue Luth et la Caouanne sont également susceptibles de pondre en quelques sites. La Chélonée olivâtre a fait l'objet de quelques observations en mer, à moins qu'il ne s'agisse de sa congénère, la Chélonée de Kemp. Il faut noter que cette dernière espèce est la seule parmi celles citées, à avoir une aire de répartition limitée. Les adultes sont observés normalement dans le Golfe du Mexique, où se trouve également les seuls sites de ponte connus (plages du nord du Mexique et du sud des Etats Unis).

Durant des siècles, les tortues ont été une des principales sources de protéines pour les populations des Antilles. Elles sont aujourd'hui exploitées au bénéfice du commerce de luxe. Elles sont menacées d'extermination. Les tortues ont été beaucoup décimées par la casserole. Protégées, elles sont encore consommées et proposées dans certains restaurants à bannir. Les mangoustes sont de sérieux prédateurs face aux œufs de tortues. C'est pour cela qu'un plan d'éradication est mis en place dans certains lieux ( îlet fajou ).

Pour en savoir plus sur les tortues de Guadeloupe

 

Les serpents

Il n'y a que deux sortes de petits serpents non venimeux et quasiment invisibles, l'un vivant entre autre dans des petites galeries souterraines es insectes et est aveugle.

Un specimen de Boa constrictor nebulosa .femelle de 2,30 m et 14 kg a été observé à Petite Terre. Ce Boa, originaire de Dominique a dû être frauduleusement capturé dans cette île, élevé en Guadeloupe, puis relâché à Petite Terre quand son propriétaire s'en est lassé.
Ce Boa a été rapporté en Guadeloupe par l'association AEVA en mars 1995, puis rapatrié en Dominique après une période de quarantaine et consultation des autorités compétentes des deux îles. D'autres Boas originaires de Dominique ou de Guyane (Boa constrictor constrictor) ont été relâchés à Petite Terre au cours de ces dernières années (Benoît Dubois, comm. pers. 1995). Les conséquences de ces introductions sur la faune de Petite Terre ne sont pas mesurables facilement, mais des risques de déséquilibres écologiques existent (prédation, maladies), justifiant, comme la législation le prévoit, l'interdiction de telles pratiques.

Un boa constrictor de 2 mètres a été aussi abattu par un chasseur à Gourbeyre en septembre 2001.

les iguanes

Il y a deux sortes d'iguane en Guadeloupe , Iguana delicatissima qui est plus petit et moins lourd que son seul congénère l'Iguane vert ou Iguane commun (Iguana iguana). Iguana delicatissima peut être distingué facilement, quel que soit son âge, par un détail morphologique : il ne présente pas d'écaille (ou plaque) subtympanique élargie alors que chez Iguana iguana, la plaque subtympanique est plus grande que le tympan.

La distribution précise de l'Iguane des Petites Antilles d'Iguana delicatissima dans les Petites Antilles, est encore incomplètement connue. Aucune sous-espèce n'est reconnue. L'analyse de la variation géographique est en cours. L'Iguane des Petites Antilles habite l'arc antillais, depuis Anguille au nord, jusqu'à la Martinique au sud. Actuellement, les îles suivantes abritent des populations d'Iguana delicatissima : Anguille, Saint-Martin, Saint-Eustache, Saint-Barthélemy, Antigua, Guadeloupe (Basse Terre, Grande Terre (éteint?), la Désirade, les Iles de la Petite Terre, les Iles des Saintes (en voie d'extinction), la Dominique, la Martinique dont l'îlet Chancel (Day et Thorpe 1996, Breuil et al. 1994).

L'association AEVA pense qu'au moins 12 000 Iguanes adultes étaient présents sur l'ensemble des deux îles de Petite Terre en 1995 et seulement 4 500 en 1996. Le statut de protection dont va bénéficier Petite Terre est très certainement indispensable pour que le stock initial d'Iguanes se reconstitue. Petite Terre représente, avec la Dominique, le stock le plus important d'Iguana delicatissima de toutes les Petites Antilles. De"ssin J.ChevalierDessin J.Chevalier AEVA


Les Oiseaux

L'avifaune , résidente, occasionnelle ou migratrice est composée entre autre de hérons garde-boeufs qui n'existaient pas en Guadeloupe il y a 50 ans et qui sont maintenant en passe d'être en surnombre au détriment des autres espèces, d'aigrettes neigeuses qui se reproduit uniquement sur des îlots de palétuviers, de Kios, petit héron vert, et de crabiers bois qui se reproduisent en mangrove. Des oiseaux plus grands sont aussi présents, comme le pélican et la frégate . Ils fréquentent la mer et les mangroves mais n'y nidifient pas. Deux rapaces , le faucon pelerin et le balbuzard, aigle pêcheur sont soupçonnés d'être hivernant, d'autres sont occasionnels. On rappèlera le flamand rose qui a disparu de nos côtes.
Rubrique en construction

Les animaux dangereux

La Gaudeloupe est une terre privilégiée quant aux bêtes féroces ou venimeuses. Il n'y en a plus ! On peut donc se promener partout sans danger.

Le douloureux scolopendre

Le seul truc embétant est le scolopendre, qui a une piqure très douloureuse. On peut aussi subir une piqûre de tique sénégalaise qui vous engourdira et qu'il faudra impérativement soigner. Les guèpes et les abeilles ne sont pas belliqueuses. Il faudra prendre soin de ne pas se faire piquer par Aedes Aegyptae, vilain moustique qui transmet la deingue.

 

Il y a des requins dans les eaux guadeloupéennes, mais jamais d'accidents à déplorer. On peut donc se baigner et plonger sans danger.

Les coraux dont certains peuvent vous laisser des marques et des douleurs qui feront partie de vos mauvais souvenirs sont en voie de disparition dans le monde. Ils se portent encore bien en Guadeloupe. Mais ce sera de votre faute si vous en souffrez : Ils ne faut surtout pas y toucher. Attention aussi aux méduses et aux oursins. Certains poissons ont des piqures très douloureuses, sans parler du nom évocateur de certains dont il parrait que ce sera votre temps de survie : le "24 heures".... . Allez les voir tout de même !

Les plus emblématiques

Ce chapitre ne peut commencer autrement qu'avec le fameux Pic de la Guadeloupe:

Le Pic de la Guadeloupe

Ce qui t'appartient!

Le Pic noir

" Quand on fait le tour du monde, on trouve beaucoup d'espèces de pics différents. Mais l'espèce présente en Guadeloupe est endémique.

Mieux connaître, c'est mieux protéger.

"Toto bois, Tapé, le Pic de la Guadeloupe.... ". Beaucoup de noms différents pour qualifier un seul oiseau qui est un symbole de la richesse naturelle en Guadeloupe.

Les anciens disaient que lorsqu'on voyait un oiseau noir, c'était un mauvais présage. Mais aujourd'hui, nous savons au contraire que c'était un signe de bonne qualité du milieu naturel.

Apprenons à connaître notre patrimoine pour ensuite le faire découvrir.

Abadibidang.... Wabap! "

Joslen Thrace dans le Pic de la Guadeloupe
de Pascal Villard,



Le Dynaste

Le plus gros insecte du monde !

Le dynaste

Long d'environ 18 cm après sa métamorphose, le Dynaste est surnommé à tord "scieur de long", parce qu'on croit qu'il coupe les branches en les pinçant dans sa machoire et qu'il tourne autour.

C'est un des plus gros coléoptère du monde.

Autrefois fréquent sur toute la Guadeloupe, son aire de distribution a fortement diminué à cause des pesticides utilisés en agriculture.


Le racoon

La mascotte

Apparenté aux ours, le Racoon ( Procyon Minor ou Raton Laveur) n'est pas originaire de l'île, mais il est vite devenu la mascotte de la Guadeloupe.

Ce petit plantigrade omnivore est protégé par la convention de Washington, mais il est malgré tout chassé et mangé.


Le phasme

Le chouval bwa

Immobile , il peut avoir la couleur de la végétation environnante. Il sera vert dans la verdure, brin dans les brindilles . Autant dire qu'on ne le trouve que quand il s'égare de son milieu naturel.

Pouvant atteindre 25 cms, il est très courant.

Il peut ne faire qu'un seul pas dans la journée !



Le ouassous

Macrobrachium Carcinus

LE ROI DES SOURCES

Le Macrobrachium Carcinus se reproduit dans les estuaires, et il est si vigoureux qu'il est capable d'escalader pour remonter le long des cascades. C'est pour cela qu'on le retrouve au dessus de la troisième chute du Carbet. Il peut peser jusqu'à 1 kg et mesurer 40 cm du rostre à la queue pour les plus grands mâles.

Il vit en Basse Terre, exceptionnellement en Grande terre. Très agressifs, il défent un territoire. Il est cannibale.

Son prix élevé à la commercialisation (250 frs le kg) fait qu'il est surpéché. Si on vous le propose dans un restaurant , refuser le ! Vous ne participerez pas ainsi à sa disparition. Demander plutôt les ouassous d'élevage produit en Guadeloupe.

Pour en savoir plus sur les crustacées d'eau douce de la Guadeloupe

Le Murex feuille

Endémique des fonds rocheux de la Guadeloupe et de la Martinique, Le Murex Feuille ( Pterynotus phyllopterus) n'atteint cette couleur que dans les eaux Guadeloupéenne. Comme les autres Murex, il se nourrit de coquillages, mais contrairement à eux (qui percent carrément un trou rond à travers de la coquille de leur victime ) le Murex Feuille injecte à travers l'ouverture des bivalves une substance qui provoque le relachement du muscle, puis les dévore par succion.

Rare, il est malheureusement très recherché par les collectionneurs. Un passionné effectue depuis de nombreuses années des recherches dont l'aboutissement est la pérennité de l'espèce en maitrisant sa reproduction en captivité pour le relacher ensuite dans son milieu naturel.

Les mangoustes

Illustration : Jean Chevallier

Elles sont originaires de l'Inde et ont été volontairement introduites en Guadeloupe et en Martinique en 1888, par un plein bateau.

En Guadeloupe , on ne trouve plus de serpents ( sauf 2 rares ) car elles les ont éradiqués. En Martinique , les serpents sont encore là, en particulier le dangereux Trigonocéphale. Ceci n'est pas expliqué sinon que bombance doit être plus riche et moins dangereuse à acquérir en Martinique...

Elle pullule et s'est aussi installé sur des îlets comme Fajou où elle détruit les pontes de tortues et autres. Un plan d'éradication est actuellement en cours sur ces ilets , maitrise d'oeuvre AEVA

Dessin J.CHEVALIER